A quoi servent les régions ?
Les compétences de la région – Ce que dit la loi
Dernières nées des collectivités territoriales françaises, les régions ont progressivement su renforcer leur légitimité et faire la preuve de leur efficacité dans les domaines de compétences qui leur ont été confiés à partir de 1982, et qui se sont très largement enrichis par la suite.
La loi du 2 mars 1982 distingue trois types de compétences : la compétence générale dont bénéficie la région sur les affaires d’intérêt régional, les compétences "en propre", et les compétences "à géométrie variable".
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Pourquoi les régions sont menacées ?

Ce n’est pas un hasard si les Régions de France ont choisi comme nom de campagne « Sauvons les Régions ».
Mais au-delà des formules, ces scénarios évoqués ici ou là sont en réalité très lourds de conséquences et constituent une menace sur l’avenir des régions… comme sur l’intérêt des citoyens.
Voici une « revue des risques » encourus si le gouvernement ne prend pas en compte l’analyse documentée et les recommandations des régions pour mener à bien cette réforme.
Risques liés à l’inachèvement actuel du processus de décentralisation, resté en France au milieu du gué :
> la pérennisation d’un imbroglio politico-administratif qui paralyse l’ensemble des moyens d’action des pouvoirs publics : Etat et collectivités territoriales, gouvernement et élus locaux. Les blocages engendrés par cette décentralisation inachevée renforcent le sentiment d’impuissance des élus et des dirigeants politiques et participent dans une certaine mesure à la détérioration de l’image des responsables politiques français, tous échelons confondus
> en conséquence, l’éloignement du lieu de la décision (encore trop central) par rapport aux acteurs de terrain
> la tentation récurrente de « recentraliser » certaines politiques dévolues aux régions (comme la formation professionnelle), de renforcer les contrôles a priori, de doublonner les compétences, au lieu de conduire le processus de décentralisation jusqu’à son terme et d’évaluer son efficacité et ses résultats a posteriori
> l’incapacité du système centralisé à aborder de façon pragmatique et efficace les problèmes concrets auxquels les Français sont confrontés : coexistence de 12 dispositifs nationaux de lutte contre le chômage, infime montant du potentiel d’épargne investi dans l’innovation et les projets des pôles de compétitivité…
> l’affaiblissement du sentiment de responsabilité : difficulté pour les citoyens d’identifier clairement les interlocuteurs responsables des politiques menées et de pouvoir les interpeller. +
L'Actualité du débat
- 28/04/2009
174 pages, 20 propositions, le rapport du comité Balladur s’est fait remarquer et a fait couler beaucoup d’encre… autour d’un grand absent : le citoyen !
Qu’on l’appelle habitant, administré, électeur ou usager des territoires, c’est malheureusement l’acteur oublié du projet de réforme des collectivités territoriales...
- 26/03/2009
La réforme des collectivités territoriales passe par "la recherche du consensus", a déclaré Michèle Alliot-Marie dans une tribune publiée mercredi par Le Monde, à la veille de la Conférence nationale des exécutifs (CNE) à Matignon qui lancera la concertation sur ce sujet...
- 24/03/2009
Interrogé par Localtis, le président de la région Alsace revient sur ce qui représente pour lui un contresens absolu : la suppression de la clause générale de compétence telle que proposée par le rapport Balladur...
- 23/03/2009
Pour améliorer la qualité et l’efficacité des services publics, supprimer les lenteurs et les surcoûts, il faut clarifier, dire qui fait quoi, qui est responsable, à qui les citoyens, les élus, les associations et les entreprises doivent s’adresser. Pour cela,le PS propose se s’appuyer sur cinq grandes priorités...
- 23/03/2009
Plusieurs des propositions du rapport Balladur, si elles sont adoptées, accroîtront la confusion, diminueront l'efficacité des politiques publiques et aggraveront les inégalités...
Dernières contributions
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