Faut-il modifier le nombre et la taille des régions ?

Cette question est l’illustration même des faux débats qui nuisent à la résolution des vrais problèmes. Il suffit de rappeler quelques comparaisons pour le comprendre.

Les propositions de l’Association des Régions de France sur le nombre et la taille de régions :

> à propos du nombre des régions : dans toute l’Union Européenne on retrouve une organisation similaire faite autour de régions, de départements et de communes, quelles que soient leurs appellations. La France n’est donc pas une exception avec son modèle d’organisation. Si la fusion de régions ou de départements devait être évoquée, notre position est de l’envisager uniquement au cas par cas et non selon une approche systématique, et surtout sur la base du volontariat des collectivités locales qui se porteraient candidates à des rapprochements, et en assumeraient elles-mêmes la mise en œuvre.

> à propos de la taille des régions : l’argument de l‘éclatement ne tient pas non plus au regard de quelques comparaisons internationales. Rappelons en effet que :
  • 10 pays européens, ainsi que la Suisse, ont moins d’habitants que la région Rhône-Alpes ; avec ses 6 millions d’habitants, celle-ci dépasse la population moyenne des structures équivalentes chez nos voisins (5 millions d’habitants pour les Länder allemands, 3 millions pour les régions italiennes, 2.6 millions pour les communautés autonomes espagnoles)
  • La région Bretagne compte davantage d’habitants que l’Etat du Nevada
  • Le Mississipi a autant d’habitants que les régions Aquitaine ou Pays-de-Loire
  • Le Land de Hambourg est plus petit que les deux régions normandes réunies, mais son budget en est 6 fois supérieur.

La priorité de la réforme n’est pas celle du nombre ou de la taille des régions : c’est celle de la clarification des compétences et des moyens qui lui correspondent.