Comment la décentralisation réduit les inégalités

Les résultats les plus tangibles

La décentralisation n'aggrave pas les inégalités : elle les réduit !
Les partisans de la centralisation des responsabilités entre les mains de l'Etat ont tendance à entretenir l'idée selon laquelle la décentralisation créerait un risque d'accroissement des inégalités territoriales.
 
Cette thèse, défendue par les décideurs qui souhaitent le maintien d'une action publique uniforme, repose davantage sur un mythe que sur une réalité. Le mythe d'une France homogène, dans laquelle chaque citoyen aurait les mêmes possibilités d'accès aux services d'intérêt général, les mêmes chances en matière de salaires, de formation, de carrières...
 
Or la réalité a prouvé le contraire. La décentralisation n’a pas généré les inégalités annoncées. Au contraire, à chacune de ses étapes, elle a montré qu’elle pouvait mieux que l’Etat composer avec les réalités locales dans un souci de réduction des inégalités sociales et territoriales.  
Les expériences européennes (italiennes, espagnoles par exemple) montrent le même résultat. Les régions ont une capacité de « rattrapage » des inégalités lorsque l’Etat leur transfère de nouvelles responsabilités.

Quelques  exemples récents en attestent :

  • Lors du transfert des personnels techniciens et ouvriers de services (TOS) aux régions, (après la loi du 13 août 2004) : le niveau d’encadrement des élèves par ces personnels variait d’une région à l’autre sans justification. Les régions sous-dotées ont dû recruter de nouveaux agents. Certains agents contractuels se voyaient licenciés fin juin, puis réembauchés à la rentrée scolaire suivante. Selon le lycée dans lequel ils travaillaient, les salaires des TOS étaient différents. Les régions ont mis fin à de telles inégalités et injustices.
  • Lors du transfert des formations sanitaires et sociales, les bourses versées aux élèves infirmières variaient, sans raison, selon les territoires. Les régions ont remédié à ces disparités.
  • Jusqu’à peu, les formations d’aide soignantes étaient payantes alors même qu’elles s’adressaient à des personnes de condition très modeste. Les régions les ont rendues gratuites.
  • En 2002, lors de la généralisation de la régionalisation des transports ferroviaires, le bilan de l’expérimentation avait déjà montré que dans les régions autorités organisatrices depuis 1997, le trafic avait progressé nettement plus vite que dans les autres. Aujourd’hui, avec le recul, on explique le succès des TER par le très fort engagement des régions pour mailler le territoire et proposer des tarifications abordables à certaines catégories sociales.
 
 
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